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Affichage des articles du novembre, 2016

iM@mie

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En matière de littérature pour la jeunesse, choisir un livre à lire ou à offrir n’est pas plus facile que dans le monde des grands. Mais comme dans celui-ci, les prix décernés chaque année peuvent permettre de repérer les bons livres sortis, sinon toujours les meilleurs. Certes il n’y a pas le battage médiatique qui accompagne chaque automne les prix Goncourt, Renaudot ou Femina. Mais certains prix jeunesse se distinguent par la qualité de leur jury ou par le procédé de désignation des lauréats. Trois exemples parmi d’autres : les Prix Sorcières sont attribués chaque année par un jury de libraires professionnels, regroupés au sein de l’Association des libraires spécialisés jeunesse ; le prix des Incorruptibles, lui, se veut comme son nom l’indique, libre de toute influence et ce sont les jeunes eux-mêmes qui votent pour le livre qu’ils ont préféré : ils étaient plus de 400 000 en 2015-2016 ! Ajoutons que tous les ans, début décembre, se tient le salon du livre et de la presse jeunesse…

Sauveur & Fils, saison 2

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Sur le front de la vie


Les « vacances » des lecteurs furent un peu longues depuis la sortie de la saison 1, le 13 avril dernier. Mais nous sommes en septembre et les consultations reprennent enfin rue des Murlins, dans le cabinet de Sauveur Saint-Yves, psychologue clinicien. Ella et Sauveur, eux, se retrouvent après la coupure de l’été, non sans émotion, partagée : en principe, un thérapeute n’a pas de patient préféré mais nous savons déjà que Sauveur est faillible et c’est d’ailleurs par et pour ses failles qu’il est aimé. Pour lui, chaque jour de la semaine a donc un prénom. Le lundi c’est Ella.
C’est grâce à Ella-Elliot que cette deuxième – et non seconde – saison se raccorde en douceur avec la première. Le lecteur qui découvrirait Sauveur en ce 9 novembre deviendra vite familier de la tribu qui s’est constituée autour de lui, sans avoir à lire le volume précédent.
D’autant que la dite tribu va s’enrichir de nouveaux personnages, côté clientèle et côté « VéPé », cette « vie privée » …

Les 50 ans de Pomme d'Api

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L’an passé, l’école des loisirs fêtait ses cinquante ans. Cette année, c’est au tour des éditions Bayard de célébrer le cinquantenaire de Pomme d’Api. Ce mensuel, destiné aux enfants de 3 à 7 ans a été créé en 1966. Distribué au départ à la sortie des églises, visant un public auquel personne n’avait pensé et pour cause, celui des enfants qui ne lisent pas encore tout seuls, son succès a été immédiat. Les fondateurs, Yves et Mijo Beccaria, étaient issus de l’Action catholique, d’un christianisme engagé et ils s’appuyaient sur des vues pédagogiques modernes, celles de Maria Montessori en particulier : apprendre en jouant, en utilisant tout son corps et pas seulement sa tête, etc. Les années 70 ont vu Bayard développer une gamme de périodiques couvrant progressivement tous les âges de 0 à 20 ans : Les Belles Histoires, Astrapi, J’aime Lire, Okapi, Je Bouquine, Phosphore, autant de titres dans lesquels des générations successives ont acquis et consolidé le goût de la lecture.
Petite paren…

Renommer

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Où passe la frontière entre la littérature pour la jeunesse et la littérature pour les « grands », dite générale ? Ni les éditeurs ni les auteurs et encore moins les prescripteurs ne sont d’accord sur son tracé. Sans doute est-elle mouvante et chaque nouveau livre la redessine à sa façon. On invente parfois de nouvelles classifications pour la déplacer : les anglo-saxons ont ainsi créé la catégorie « young adult » pour essayer de surmonter leur puritanisme qui, joint à leur protectionnisme culturel, leur interdit de traduire en anglais bon nombre de romans français d’aujourd’hui. « Jeune adulte », c’est sans doute plus valorisant pour le lecteur que « vieil ado » ! En 2004, un colloque s’était tenu à Cerisy sur cette question des limites. Il s’intitulait : « Littérature de jeunesse, incertaines frontières ». Une chose reste sûre : les livres pour la jeunesse se reconnaissent partout au fait qu’ils peuvent être lus par tout le monde et donc partagés entre toutes les générations.
C’est u…