vendredi 11 octobre 2019

Éden

couverture : Séverin Millet

Ruby a tout pour être heureuse. Une gentille famille, une amie surdouée, Lou, une classe de 4ème pas pire qu’une autre, un bel appareil qui va lui aligner les quenottes. Mais Ruby a treize ans et elle s’ennuie. Et puis, le tableau n’est pas si idyllique. Elle doit partager sa chambre avec sa petite sœur qui lui pompe l’air plus qu’à son tour, son amie Lou est trop riche et trop parfaite, les garçons de sa classe sont de gros lourdingues bourrés d’acné et la bienveillance de ses parents finit elle-même par être encombrante. Heureusement, elle peut s’isoler dans le petit cagibi qui jouxte sa chambre et rêver d’une autre vie.

Mais justement est-ce qu’elle rêve lorsqu’elle se trouve un jour subitement transportée dans un monde plus vrai que nature qu’elle va explorer à plusieurs reprises, au point qu’une nostalgie irrépressible et grandissante s’empare d’elle quand elle revient à sa vie réelle.

Ce qui lui arrive, elle ne peut le confier qu’à Lou. Si elle en parlait à ses parents, ils l’enverraient direct voir un psy. Car elle croit dur comme fer à la réalité de cet autre monde. Non, affirme-t-elle à Lou qui lui oppose ses arguments rationnels : je ne rêve pas, cette forêt est réelle, ce petit village médiéval je l’ai parcouru et surtout, ce garçon, Éden, eh bien oui, j’en suis tombée amoureuse. En fait, cet aveu, elle le retient même devant Lou, tant la nouveauté et la force de ce sentiment qui se lève en elle semblent menacées par l’intermittence des étranges voyages qui emmènent Ruby au-delà de ce monde-ci.

Dans son roman Éden, Rebecca Lighieri nous entraîne avec Ruby et nous fait croire autant qu’elle à ce monde alternatif si irrésistiblement séduisant, pur et champêtre comme un paradis originel. Est-ce vraiment dans un monde passé que Ruby se trouve projetée ? Pourrait-elle y rester définitivement si elle en émettait le désir ? Éden pourrait-il la garder auprès de lui ? De voyage en voyage, c’est une autre vérité, plus sombre, qui va s’imposer progressivement à Ruby.

Écouter cette chronique (extrait lu à 2:08) :




Éden
– Rebecca Lighieri – l’école des loisirs – 2019 (203 pages, 14,50 €)

vendredi 4 octobre 2019

1 million de vues





YouTube est devenu une bête monstrueuse, qui grossit chaque jour. Savez-vous que le numérique dans son ensemble est désormais responsable de 4% des émissions de CO2 à la surface de la planète, un volume supérieur aux émissions du transport civil aérien et équivalent à ce qu’émet un pays comme l’Espagne. Y pensez-vous quand vous regardez une vidéo de chaton ?

Mais il semble qu’il soit devenu essentiel de voir et surtout d’être vu et qu’on puisse même faire fortune à simplement s’exhiber, comme ce petit garçon américain qui passe sa vie à déballer des cadeaux devant une webcam qui déverse ses images directement dans YouTube.

C’est cette nouvelle économie du regard et du spectacle que Jeremy Behm a choisi d’explorer avec son dernier roman intitulé 1 million de vues. Jade, Connor, Dan, Axl et Nathan, soit une fille pour quatre garçons, sont tous des YouTubeurs débutants, avec quelques milliers d’abonnés. Lorsque Cameron Eon les convoquent au 50e étage d’une tour en plein centre de Los Angeles et leur fait miroiter la perspective d’un salaire mirobolant pour leur âge, une machine infernale se met en marche pour les cinq adolescents. Car un seul d’entre eux va l’emporter, à l’issue d’une compétition où tous les coups seront permis. Leur seul objectif va être de poster les vidéos qui comptabiliseront le plus de vues. En bon français, de faire un « max de buzz ».

Les cinq ont des atouts bien différents dans leur jeu. Qui sera « l’influenceur » de demain ?

Jeremy Behm dresse le portrait d’adolescents américains plongés dans une rivalité artificielle. Chacun a sa façon de la vivre, fair-play ou sadique, naïve ou violente, artistique ou trash, qui donne aussi le ton à leurs créativités respectives et à leurs mises en scène d’eux-mêmes. Ils n’ont guère le choix pour gagner : ils doivent se mettre eux-mêmes en danger pour provoquer l’admiration de leurs supporters ou chercher à écraser l’autre pour susciter l’effroi et la stupeur. La course à l’audience peut être une course mortelle : l’auteur ouvre d’ailleurs son livre par une séquence haletante, qui, comme dans un film de James Bond, nous avertit de ce qui pourrait être l’issue fatale pour l’un ou l’autre des concurrents.

Ce thriller au pays des geeks se lit d’une traite, comme un conte d’avertissement moderne. L’écran est-il devenu pour les jeunes – et les moins jeunes - l’unique fenêtre qu’il soit possible d’ouvrir pour respirer ? Ou la vraie vie peut-elle encore l’emporter sur les compromissions et les manipulations qui régissent le monde virtuel ? La réponse est, au bout du roman de Jeremy Behm, dans la tête de chaque lecteur et lectrice.

Écouter cette chronique (extrait lu à 3:22) :

1 million de vues – Jeremy Behm – Syros - 2019 (494 pages, 17,95 €) 

vendredi 27 septembre 2019

Sauveur & fils, saison 5



Et de 5 ! Avec la cinquième saison de Sauveur & fils qui paraît ce 18 septembre, Marie-Aude Murail confirme qu’elle a signé un bail sérieux avec le psychologue clinicien de la rue des Murlins. D’autant plus sérieux qu’une sixième saison est en préparation et que le cinéma pourrait bientôt offrir une vie parallèle à ce petit monde de papier qui vit, souffre, pleure et rit dans cette bonne ville d’Orléans.

L’autrice a expliqué pourquoi elle avait décidé de planter sa tente dans le cabinet d’un psychologue : son itinéraire d’écrivain pour la jeunesse l’a amenée à rechercher de plus en plus les lieux où se rencontrent – encore - toutes les générations, toutes les classes sociales, lieux de brassage, postes d’observation privilégiés de la société d’aujourd’hui. Ce fut l’école, avec Vive la République ! récemment réédité, le cabinet d’un médecin généraliste avec La fille du docteur Baudoin, et, dans une moindre mesure, l’entreprise dans Papa et maman sont dans un bateau.

C’est ainsi qu’est né Sauveur & fils. Marie-Aude Murail a raconté comment elle avait, en 2015, rappelé in extremis son éditrice à l’école des loisirs pour lui faire ajouter au titre « saison 1 », parce qu’elle venait de saisir le potentiel romanesque de ce qui n’était pas encore une série.

Parce que les enfants y deviennent des ados, parce que les ados parviennent au seuil de l’âge adulte et parce que les adultes ont bien du mal à l’être, chaque opus de la série voit tout ce petit monde grandir et s’ébattre au fil du temps qui passe. On gagne donc en confort et plaisir de lecture à découvrir les saisons dans l’ordre de leur parution. Mais Marie-Aude Murail a fait aussi en sorte que chaque livre puisse être lu séparément. Et celles et ceux qui voudront découvrir Sauveur Saint-Yves directement dans la saison 5 qui paraît ce mois-ci ne seront nullement perdu•es.

Iels découvriront ou retrouveront les jeunes ou moins jeunes patients au long cours de Sauveur, Blandine, Margaux, Ella qui devient Elliott, Solo, celles et ceux qui gravitent autour de lui comme Samuel, le fils du célèbre pianiste André Wiener, ou Frédérique. Tous feront connaissance avec Louane et son animal de soutien émotionnel, avec Madame Tapin inventant à 81 ans le féminisme. 

Sans compter qu’un psychologue a aussi une vie privée pas toujours aussi facilement démêlable que ne semble l’être la vie de ses patients. C’est connu, les cordonniers sont souvent mal chaussés. Au 12 de la rue de Murlins, Louise a fini par s’installer avec ses deux enfants, Alice l’ado rebelle et Paul, le meilleur ami de Lazare, le fils du psy. Gabin s’est réfugié au grenier avec ses cochons d’Inde et ne fait… rien, mais avec beaucoup d’application. Dernière pièce de cet ensemble familial assez recomposé et pour le moins baroque, Jovo, le légionnaire recueilli par Sauveur, devient une source d’inquiétude croissante au fur et à mesure que divers épisodes de son passé trouble refont surface et rattrapent ceux qui lui font encore confiance.

La (fausse) réputation de psychologue animalier que Sauveur a acquise grâce à un vendeur de Jardiland, va l’amener à trouver successivement dans son salon un chat, un chien dépressif, un perroquet muet. Au final, Sauveur est-il psychologue ou vétérinaire ? Enfin, ce n’est point divulgâcher l’intrigue de cette cinquième saison que de révéler qu’elle se termine, comme la première, en Martinique, sur « l’île des revenants » où Marie-Aude Murail... revient, comme pour confirmer la réputation de cette petite France des Antilles.

Écouter cette chronique (extrait lu à 3:27) :
Sauveur & Fils, saison 5 – Marie-Aude Murail (Medium+ de l’école des loisirs, 320 pages, 17 €)

vendredi 20 septembre 2019

Ariane et le défi du labyrinthe


La mythologie grecque est une source intarissable d’histoires, parfois un peu complexes voire un peu rudes pour le jeune public dans leur version intégrale non expurgée. Voilà pourquoi on ne peut que se réjouir quand une autrice, dont on a déjà salué ici le talent, s’empare d’un récit pour le rendre accessible aux plus jeunes, sans trop l’édulcorer. Il y a dans les mythes une pédagogie dramatique de la vie qu’il faut savoir restituer et Clémentine Beauvais a déjà prouvé son savoir-faire en la matière, rappelez-vous le destin de Io, cette jeune adolescente séduite par Zeus, avant d’être transformée en vache par la jalouse Héra…

Dans Ariane ou le défi du labyrinthe, l’autrice a choisi de raconter le mythe du point de vue d’Ariane, et non pas de Thésée comme l’avait fait Yvan Pommaux dans l’album éponyme que je vous ai présenté également à cette antenne. Au final, si le fils d’Égée s’en sort, à l’issue de son combat avec le terrible Minotaure, c’est bien grâce au fil et à la pelote dont Ariane a eu l’idée de doter le jeune héros avant que celui-ci ne s’engouffre dans le labyrinthe construit par Dédale.

Lu à voix haute, nul doute que ce petit livre plein de suspense fera son effet sur un enfant prêt à s’endormir. Réservez votre voix la plus sombre pour la description du Minotaure et de ses appétits pas très végétariens. Si c’est une petite fille, elle tombera sûrement amoureuse de Thésée à la suite d’Ariane, grâce aux illustrations de Sébastien Pelon. Et la fin de l’histoire lui donnera une leçon utile sur les garçons.

Écouter cette chronique (extrait lu à 01:45) :


Ariane et le défi du labyrinthe – Clémentine Beauvais, illustrations de Sébastien Pelon – Nathan (43 pages, 6,20 €)

vendredi 13 septembre 2019

Ce qui fait battre nos coeurs


Voulez-vous être augmenté ? A cette question qui ne répondrait pas oui ? Sauf… sauf si l’on vous dit que cela va être au prix de l’implantation dans votre cerveau d’un petit composant électronique, rassurez-vous, c’est parfaitement indolore, d’ailleurs c’est bien connu, un cerveau n’a jamais mal… 

Avec son nouveau roman, Ce qui fait battre nos cœurs, Florence Hinckel nous transporte dans un futur suffisamment proche – 2030 – pour que rien de ce qu’elle imagine ne soit pour nous inimaginable. L’autrice nous convie, en compagnie de quatre adolescents, à un voyage long et mouvementé au cœur de l’utopie transhumaniste.

Noah est le fils de Franck Varan, patron tout-puissant de la société Organic qui, en cas de défaillance, fournit à toutes celles et tous ceux qui peuvent se les payer les pièces de rechange pour leur corps : foie, cœur, poumons, reins, vessie, utérus, etc. Organic détient le monopole des prothèses et des organes artificiels.

Leila est la jeune merveille qui a bénéficié de tant d’opérations que si elle est aujourd’hui célèbre et court avec sa mère les plateaux de télévision, c’est parce qu’elle est artificielle à 96 %. Seul son cerveau est resté d’origine. 

Esteban lui n’a pas encore été réparé, mais Sofia, sa petite sœur, a un cœur artificiel et c’est malheureusement un modèle bas de gamme, le seul remboursé par la Sécu, qui menace à tout moment de lâcher. Esteban n’a donc plus qu’une obsession : procurer un cœur neuf à sa sœur, le plus perfectionné qui soit. Mais comment faire quand on n’a pas l’argent pour ?

Maria, elle, a perdu un avant-bras – et ses parents – dans un accident de voiture. Du coup, elle s’est bricolé une prothèse, qu’elle n’a cessé de perfectionner au fur et à mesure de ses propres découvertes en biomécanique. Son bras est devenu surpuissant et Maria défie désormais une loi contre l’augmentation qui existe depuis cinq ans quand l’histoire commence. Recueillie par Mars, son oncle et tuteur qui l’a élevée, elle va avoir 18 ans…

Par quelles circonstances ces quatre adolescents vont se retrouver dans la même voiture, poursuivis par la police et traqués par les médias, pour le meilleur et pour le pire, c’est ce que Florence Hinckel nous raconte sur plus de 400 pages. Les deux garçons et les deux filles ont voulu se libérer de quelque chose, au seuil de l’âge adulte, et les voilà réduits à jouer chacun sa vérité à huis-clos, lancés à toute allure sur une autoroute qui ne les mène nulle part. Du moins à première vue.

L’autrice a conçu un récit à focalisations multiples. Nous adoptons tour à tour le point de vue d’Esteban, de Maria et de Leila. Jamais celui de Noah, le conducteur. C’est en quelque sorte le point aveugle du récit, le « fils de » qui est aussi l’inconnue, le X de ce roman que vous ne lâcherez pas avant d’avoir résolu son équation. 

Écouter cette chronique (extrait lu à 2:49) :



Ce qui fait battre nos cœurs – Florence Hinckel – Syros, 2019 (443 pages, 17,95 €)

vendredi 6 septembre 2019

L'histoire des saints en bande dessinée



La rentrée est le temps des bonnes résolutions. Et si vous preniez celle de devenir saint ou sainte ? Si les modèles vous manquent, je vous conseille L’histoire des saint·es en bande dessinée publiée en mai dernier chez Glénat. La journaliste Raphaëlle Simon a épluché leurs vies et la résume sur une page. En face de cette présentation qui mêle éléments historiques attestés et aspects légendaires des vies en question, le dessinateur Laurent Bidot – auquel on doit la BD sur le pape François que je vous ai présentée ici-même - offre un contrepoint humoristique sous forme d’une page de bande dessinée assez malicieuse et souvent décalée. 

C’est une bonne quarantaine de saints et saintes, connus ou moins connus, dont Raphaëlle Simon retrace le parcours de vie. Ils ont tous cherché à imiter et suivre le Christ, de façon si singulière et si inimitable que la leçon de ce recueil de vies exemplaires est peut-être celle-ci : aucun modèle, aucun exemple ne peut s’imposer à celui ou celle qui aspire à la sainteté, sinon celui du Fils de l’Homme.

A la fin du livre, un lexique explique quelques notions de la vie chrétienne qui tendent à se perdre et pourraient de ce fait créer des difficultés de compréhension pour un jeune public peu instruit des choses de la religion : qu’est-ce qu’une châsse ou un scapulaire, des stigmates ou des rogations, etc. ? Je n’ai pas vérifié si la parité avait été respectée, malgré la prédominance attestée des hommes dans la population de base. D’ailleurs, il manque une table des saints et saintes répertoriées, qui ne sont présentés ni alphabétiquement ni chronologiquement : au moins, cela laisse au lecteur le loisir de vagabonder d’une époque à l’autre et d’apprécier la diversité des itinéraires sanctifiants.

Chaque notice est rédigée de façon enlevée, autant que l’est la vie de la plupart des saints et saintes dont l’histoire est ici contée. Des vies souvent atypiques et exceptionnelles, vécues à toutes les époques du christianisme et qui composent un panorama riche et contrasté de la sainteté dans l’histoire de l’Église, lisible en filigrane derrière chaque destinée.

Écouter cette chronique (extrait lu à 2:08) :


L'histoire des saints en bande dessinée – par Raphaëlle Simon, illustrée par Laurent Bidot – Glénat (96 pages, 17 €)

vendredi 5 juillet 2019

Golem Level 01



Pocket Junior fête cette année ses 25 ans. Pour cet anniversaire, il a choisi de rééditer les grands succès éditoriaux de son quart de siècle et c’est ainsi que Golem, le roman publié en 2002 et écrit par les frère et sœurs Murail, Lorris, Elvire et Marie-Aude, ressort en trois volumes, dans un nouvelle édition revue et corrigée par Marie-Aude Murail et ses acolytes. D’ores et déjà, vous pouvez partir en vacances avec Golem, Level 01, paru le 6 juin. Vous ne le regretterez pas, d’autant que le Level 02 viendra à la mi-septembre vous consoler de la rentrée, en attendant de trouver le Level 03, peu avant Noël.

Golem, en deux mots, c’est une histoire de jeu vidéo qui tourne au fantastique, mais un fantastique solidement ancré dans le monde réel de la cité des Quatre-Cents et de ses caves, de ses supermarchés et des multinationales qui mènent le monde. Au départ, Majid, un jeune élève de 5e, gagne à un concours l’ordinateur de ses rêves. Pas particulièrement expert en informatique, il va faire appel à Jean-Hugues de Molenne, son prof de français, qui, lui, est un authentique geek à ses heures perdues (et il en perd beaucoup, scotché à son écran !)

En aidant Majid à configurer son PC, Jean-Hugues, alias Caliméro dans son autre vie, et son jeune élève vont se trouver confrontés à un phénomène étrange : un jeu vidéo inconnu, nommé Golem, s’incruste sur l’écran de Majid et entend imposer son tempo à nos deux compères. Mieux encore, les personnages du jeu vont à un certain moment crever littéralement l’écran et venir peupler le monde réel. Que se passe-t-il ?

C’est d’autant plus inquiétant que rôdent dans la cité des individus louches qui semblent être à la recherche de l’ordinateur de Majid. Pourquoi veulent-ils le récupérer à tout prix ? Est-ce en rapport avec les phénomènes étranges qui commencent à se produire dans les caves de la cité ? Au point que même des journalistes télé tentent de s’y intéresser, non sans difficultés, d’ailleurs…

Golem est un cocktail détonant. Des mondes parallèles s’y croisent, qui n’auraient jamais dû se rencontrer. Des quiproquos s’ensuivent, tantôt dramatiques, tantôt hilarants. A chaque choc, l’intrigue rebondit, le mystère s’épaissit et les jeunes de la cité, les professeurs, les parents vont être entraînés dans des péripéties de plus en plus haletantes, toujours à la limite de la vraisemblance, cette limite qui fait tourner les pages avec fébrilité. 

Laissez-vous happer par Golem. Comme l’annonce le bandeau, "300000 lecteurs" - il s'agit en fait des ventes, le nombre des lecteurs est bien plus élevé ! -  y ont déjà cédé. De toute façon, « Golem, c’est plus fort que vous ! »

Écouter cette chronique (extrait lu à 2:41) :

Golem, Level 01 – Elvire, Lorris et Marie-Aude Murail – Pocket Junior (278 pages, 6,95 €)

La plume de Marie

  À la mort de sa mère, qui était servante au château des Rochecourt, Marie a été recueillie généreusement par les châtelains et élevée en c...